Hausse de la CSG en 2026 : Quel impact pour les associés de société ?

Vote de la Hausse de la CSG en 2026 par l'Assemblée Nationale

⏲️ Temps de lecture : 7 min | 08/12/2025

Vos dividendes, loyers ou placements rapporteront-ils moins dès 2026 ?

C’est la question que beaucoup d’associés et d’investisseurs se posent depuis l’annonce de la hausse de la Contribution Sociale Généralisée (CSG). 

Cette taxe, prélevée sur la majorité des revenus en France, finance la protection sociale : Assurance maladie, retraites, allocations familiales. Elle est donc incontournable, mais son augmentation impacte directement le revenu net des associés de société.

Le 5 Novembre 2025, l’Assemblée Nationale a voté dans le cadre du Projet de loi de Financement de la Sécurité Sociale (PLFSS 2026) une hausse de la CSG sur les revenus du capital.
Objectif affiché : Renforcer les recettes publiques.
Conséquence directe : Une fiscalité plus lourde pour les dividendes, les plus-values, les intérêts et les revenus fonciers.

Quelques jours plus tard, le 21 Novembre 2025, le Sénat a supprimé cette mesure, estimant qu’elle pénalisait trop les épargnants. Le texte doit désormais être discuté en commission mixte paritaire, ce qui laisse planer une incertitude législative.

Si la réforme est confirmée, elle s’appliquera dès 2026, avec une nouvelle hausse programmée en 2027. Les associés de SARL, SAS, SCI ou encore les détenteurs de placements financiers devront donc anticiper ces évolutions pour adapter leur stratégie.

A travers cet article, vous découvrirez les divers changements qui impacteront les activités des professionnels. Nous vous présenterons des exemples pour vous permettre de vous projeter au mieux et anticiper facilement.

Nouveaux taux de prélèvements sociaux et PFU

La Hausse de la Contribution Sociale Généralisée (CSG) ne se limite pas à un simple ajustement technique. Elle entraîne une augmentation globale des prélèvements sociaux et du Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU), aussi appelé flat tax. Ces évolutions concernent directement les revenus du capital des associés de société et des investisseurs.

Evolutions des taux de CSG

En 2025, le taux de CSG sur les revenus de capital est fixé à 9,2%. En 2026, il passerait à 10,6%, soit une hausse de 1,4 point. En 2027, une nouvelle augmentation porterait ce taux à 11,2%

Concrètement, cette hausse réduit le revenu net perçu par les associés, car une part plus importante est prélevée par l’Etat.

Prélèvements Sociaux Globaux

Les prélèvements sociaux regroupent plusieurs conditions (CSG, CRDS, prélèvement de solidarité). Leur taux global évolue également : 

  • 17,2% en 2025
  • 18,6% en 2026
  • 19,2% en 2027

Cette progression alourdit la fiscalité sur tous les revenus du capital, qu’il s’agisse de dividendes, d’intérêts ou de plus-values.

Flat Tax (PFU)

Le prélèvement forfaitaire unique (PFU) combine l’impôt sur le revenu et prélèvements sociaux. Il est souvent choisi par les associés et investisseurs pour sa simplicité.

  • 30% en 2025
  • 31,4% en 2026
  • 32% en 2027

Cela signifie qu’un associé qui perçoit 10 000€ de dividendes paiera 3 140€ d’impôts et prélèvements en 2026, contre 3 000€ en 2025

Tableau comparatif des taux

Tableau comparatif des taux de CSG

Impact par type de revenu

La Hausse de la CSG ne touche pas les associés de la même manière. Selon le statut et la nature des revenus, l’impact peut être significatif ou au contraire limité. Voici un tour d’horizon des principaux cas.

A/. Dividendes des associés minoritaires (SARL, SAS/SASU)

Les associés minoritaires ou égalitaires sont les plus exposés. Tous leurs dividendes sont soumis aux prélèvements sociaux, et donc directement impactés par la hausse.

Exemple concret : pour 10 000€ de dividendes, la charge des prélèvements sociaux passe de 1 720€ à 1 680€ en 2026, représentant 140€ de fiscalité supplémentaire.

B/. Dividendes des gérants majoritaires (SARL-TNS)

Les gérants majoritaires bénéficient d’un régime particulier. Seule la fraction des dividendes correspondant à moins de 10% des capitaux propres est soumise aux prélèvements sociaux.

Exemple concret : pour 10 000€ de dividendes avec 8 000€ de capitaux propres, la hausse ne s’applique que sur 800€.
Résultat : Une charge supplémentaire de seulement 11,20€

C/. Intérêts de compte courant d’associé

Les intérêts versés au titre de compte courant d’associé sont assimilés à des revenus de capitaux mobiliers. Ils subissent donc la même hausse de prélèvements sociaux.

Exemple concret : pour 1 000€ d’intérêts, la charge passe de 172€ à 186€ en 2026, soit plus de 14€ de prélèvements sociaux.

D/. Plus-values de cession de parts sociales

Lorsqu’un associé revend ses parts sociales. La plus-value réalisée est taxée. La hausse de la CSG alourdit cette fiscalité.

Exemple concret : Pour une plus-value de 50 000€, la charge passe de 8 600€ à 9 300€ en 2026, soit +700€ de prélèvements sociaux.

E/. Revenus fonciers (SCI à l’IR)

Les associés de SCI imposées à l’impôt sur le revenu voient également leurs loyers nets amputés par la hausse.

Exemple concret : Pour 10 000€ de loyers nets, la charge passe de 1 720€ à 1 860€ en 2026, soit +140€ de prélèvements sociaux.

F/. Placements financiers (Assurance-vie, PEA, PEL, comptes-titres)

Les produits financiers sont aussi concernés. Le rendement net diminue mécaniquement.

Exemple concret : Un rendement brut de 5% passe de 3,5% net à 3,43% net en 2026.

La baisse peut s’avérer minime mais s’accumule sur le long terme.

Cette partie montre que l’impact est très variable selon le profil de l’associé. Les minoritaires et les investisseurs sont les plus touchés, tandis que les gérants majoritaires subissent une hausse limitée.

Exemples chiffrés et simulations

La fiscalité peut sembler abstraite lorsqu’on parle uniquement de pourcentages. Pour aider les associés et investisseurs à mesurer l’impact réel de la hausse de la CSG, voici des simulations chiffrées basées sur des cas pratiques.

Dividendes des associés minoritaires

Exemple : 10 000€ de dividendes
Avant 2026 : Prélèvements sociaux à 17,2% = 1 720€
En 2026 : Prélèvements sociaux à 18,6% = 1 860€

Hausse de 140€

Dividendes des gérants majoritaires

Exemple : 10 000€ de dividendes (avec 8 000€ de capitaux propres)
Avant 2026 : Prélèvements sociaux sur 800€ à 17,2% = 137,60€
En 2026 : Prélèvements sociaux sur 800€ à 18,6% = 148,80€

Hausse limitée à 11,20€

Intérêts de compte courant d’associé

Exemple : 1 000€ d’intérêts
Avant 2026 : Prélèvements sociaux à 17,2% = 172€
En 2026 : Prélèvements sociaux à 18,6% = 186€

Hausse de 14€

Plus-values de cession de parts sociales

Exemple : 50 000€ de plus-value
Avant 2026 : Prélèvements sociaux à 17,2% = 8 600€
En 2026 : Prélèvements sociaux à 18,6% = 9 300€

Hausse de 700€

Revenus fonciers (SCI à l’IR)

Exemple : 10 000€ de loyers nets
Avant 2026 : Prélèvements sociaux à 17,2% = 1 720€
En 2026 : Prélèvements sociaux à 18,6% = 1 860€

Hausse de 140€

Placements financiers

Exemple : Rendement brut de 5%
Avant 2026 : Rendement net = 3,5%
En 2026 : Rendement net = 3,43%

Baisse de 0,07pt, qui peut sembler faible mais devient significative sur des montants élevés ou sur plusieurs années.

Tableau comparatif global

Tableau d'illustration de l'impact de la hausse de la CSG en 2026

Conséquences pratiques pour les associés

La hausse de la CSG sur les revenus de capital ne touche pas tous les profils de la même manière. Certains associés verront leur fiscalité augmenter de façon notable, tandis que d’autres seront relativement épargnés. Comprendre ces différences est essentiel pour anticiper et adapter sa stratégie.

Qui est le plus touché ?

Les associés minoritaires (SARL, SAS/SASU) : leurs dividendes sont intégralement soumis aux prélèvements sociaux. La hausse de 1,4 point se traduit par une charge supplémentaire significative.

Les investisseurs en SCI à l’IR : Les revenus fonciers sont directement impactés, ce qui réduit le rendement net des loyers.

Les détenteurs de placements financiers (assurance-vie, PEA, PEL, comptes-titres) : Même si l’impact semble faible en pourcentage, il s’accumule sur le long terme et peut réduire la performance globale des investissements.

En résumé, ceux qui dépendent fortement des revenus de capital sont les plus exposés à cette hausse.

Qui est moins impacté ?

Les gérants majoritaires de SARL (TNS) : La majorité de leurs dividende est soumise aux cotisations sociales URSSAF, qui ne sont pas concernées par la hausse de la CSG.

Seule une petite fraction (moins de 10% des capitaux propres subit l’augmentation. Leur charge supplémentaire reste marginale par rapport aux autres profils.

Stratégies possibles pour limiter l’impact

Face à cette évolution, plusieurs pistes peuvent être envisagées :

Arbitrer entre rémunération et dividendes : Dans certains cas, privilégier une rémunération classique plutôt que des dividendes peut réduire la charge fiscale globale.

Anticiper la fiscalité des plus-values : Planifier la cession de parts sociales avant l’entrée en vigueur de la hausse peut permettre d’économiser plusieurs centaines d’euros.

Optimiser les placements financiers : Diversifier ses investissements ou privilégier des enveloppes fiscales plus avantageuses (comme le PEA) peut limiter la baisse du rendement net.

Se faire accompagner par un expert-comptable : Chaque situation est unique. Un professionnel peut aider à définir la meilleure stratégie selon le statut de l’associé et la nature de ses revenus.

Conclusion

La hausse de la CSG, votée par l’Assemblée Nationale dans le cadre du PLFSS 2026, marque une étape importante dans l’évolution de la fiscalité française. Même si son application définitive reste suspendue aux débats parlementaires, la tendance est claire : Les associés et investisseurs doivent se préparer à une augmentation progressive des prélèvements sociaux.

En pratique, cette réforme touche tous les revenus du capital : Dividendes, intérêts de compte courant, plus-values de cession, revenus fonciers et placements financiers. Les associés minoritaires et les investisseurs en SCI ou en produits financiers seront les plus impactés, tandis que les gérants majoritaires de SARL verront une hausse plus limitée.

Face à cette évolution, la vigilance est de mise. Les associés doivent réfléchir à leur stratégie :

  • Arbitrer entre rémunération et dividendes pour limiter la charge fiscale.
  • Anticiper la fiscalité des plus-values en planifiant les cessions.
  • Optimiser les placements financiers pour préserver le rendement net

Chez Bloomea, experts-comptables lyonnais, nous accompagnons les dirigeants et associés dans l’optimisation de leur fiscalité et la préparation de ces évolutions. Contactez-nous dès aujourd’hui pour définir ensemble la meilleure stratégie de rémunération et de gestion de vos dividendes.

Nous suivre sur les réseaux

Logo Instagram

@bloomea_experts

Logo LinkedIn

@BLOOMEA

Logo YouTube

@esensia3387

Logo Bloomea Experts Comptables

Nouveaux taux de prélèvements sociaux et PFU

La Hausse de la Contribution Sociale Généralisée (CSG) ne se limite pas à un simple ajustement technique. Elle entraîne une augmentation globale des prélèvements sociaux et du Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU), aussi appelé flat tax. Ces évolutions concernent directement les revenus du capital des associés de société et des investisseurs.

Evolution des taux de CSG

Prélèvements Sociaux Globaux

Flat Tax (PFU)

En 2025, le taux de CSG sur les revenus du capital est fixé à 9,2%. En 2026, il passerait à 10,6%, soit une hausse de 1,4 point. En 2027, une nouvelle augmentation porterait ce taux à 11,2%

Les prélèvements sociaux regroupent plusieurs contributions (CSG, CRDS, prélèvement de solidarité). Leur taux global évolue également : 

  • 17,2% en 2025
  • 18,6% en 2026
  • 19,2% en 2027 

Le prélèvement forfaitaire unique (PFU) combine l’impôt sur le revenu et prélèvements sociaux. Il est souvent choisi par les associés et investisseurs pour sa simplicité.

  • 30% en 2025
  • 31,4% en 2026
  • 32% en 2027

Concrètement, cette hausse réduit le revenu net perçu par les associés, car une part plus importante est prélevée par l’Etat.

Cette progression alourdit la fiscalité sur tous les revenus du capital, qu’il s’agisse de dividendes, d’intérêts ou de plus-values.

Cela signifie qu’un associé qui perçoit 10 000€ de dividendes paiera 3 140€ d’impôts et prélèvements en 2026, contre 3 000€ en 2025.

Tableau comparatif des taux

Tableau comparatif des taux de CSG

Impact par type de revenu

la Hausse de la CSG ne touche pas tous les associés de la même manière. Selon le statut et la nature des revenus, l’impact peut être significatif ou au contraire limité. Voici un tour d’horizon des principaux cas. 

A/. Dividendes des associés minoritaires (SARL, SAS / SASU)

Les associés minoritaires ou égalitaires sont les plus exposés. Tous leurs dividendes sont soumis aux prélèvements sociaux, et donc directement impactés par la hausse.

Exemple concret : pour 10 000€ de dividendes, la charge des prélèvements sociaux passe de 1 720€ à 1 680€ en 2026, représentant 140€ de fiscalité supplémentaire.

B/. Dividendes des gérants majoritaires (SARL-TNS)

Les gérants majoritaires bénéficient d’un régime particulier. Seule la fraction des dividendes correspondant à moins de 10% des capitaux propres est soumise aux prélèvements sociaux.

Exemple concret : pour 10 000€ de dividendes avec 8 000€ de capitaux propres, la hausse ne s’applique que sur 800€. 
Résultat : Une charge supplémentaire de seulement 11,20€

C/. Intérêts de compte courant d’associé

Les intérêts versés au titre de compte courant d’associé sont assimilés à des revenus de capitaux mobiliers. Ils subissent donc la même hausse de prélèvements sociaux.

Exemple concret : pour 1 000€ d’intérêts, la charge passe de 172€ à 186€ en 2026, soit plus de 14€ de prélèvements sociaux.

D/. Plus-values de cession de parts sociales

Lorsqu’un associé revend ses parts sociales, la plus-value réalisée est taxée. La hausse de la CSG alourdit cette fiscalité.

Exemple concret : Pour une plus-value de 50 000€, la charge passe de 8 600€ à 9 300€ en 2026, soir +700€ de prélèvements sociaux.

E/. Revenus fonciers (SCI à l’IR)

Les associés de SCI imposées à l’impôt sur le revenu voient également leurs loyers nets amputés par la hausse.

Exemple concret : Pour 10 000€ de loyers nets, la charge passe de 1 720€ à 1 860€ en 2026, soit +140€ de prélèvements sociaux.

F/. Placements financiers (Assurance-vie, PEA, PEL, comptes-titres)

Les produits financiers sont aussi concernés. Le rendement net diminue mécaniquement.

Exemple concret : Un rendement brut de 5% passe de 3,5% net à 3,43% net en 2026.

La baisse peut s’avérer minime, mais elle s’accumule sur le long terme.

Cette partie montre que l’impact est très variable selon le profil de l’associé. Les minoritaires et les investisseurs sont les plus touchés, tandis que les gérants majoritaires subissent une hausse limitée

Exemples chiffrés et simulations

La fiscalité peut sembler abstraite lorsqu’on parle uniquement de pourcentages. Pour aider les associés et investisseurs à mesurer l’impact réel de la hausse de la CSG, voici des simulations chiffrées basées sur des cas pratiques.

Dividendes des associés minoritaires

Dividendes des gérants majoritaires

Intérêts de compte courant d’associé

Exemple : 10 000 de dividendes
Avant 2026 : Prélèvements sociaux à 17,2% = 1 720€
En 2026 : Prélèvements sociaux à 18,6% =  1 860€.

Hausse de 140€

Exemple : 10 000 de dividendes (avec 8 000€ de capitaux propres)
Avant 2026 : Prélèvements sociaux sur 800€ à 17,2% = 137,60€
En 2026 : Prélèvements sociaux sur 800€ à 18,6% = 148,80€

Hausse limitée à 11,20€

Exemple : 1 000€ d’intérêts
Avant 2026 : Prélèvements sociaux à 17,2% = 172€
En 2026 : Prélèvements sociaux à 18,6% = 186€

Hausse de 14€

Plus-values de cession de parts sociales

Revenus fonciers (SCI à l’IR)

Placements financiers

Exemple : 50 000€ de plus-value
Avant 2026 : Prélèvements sociaux à 17,2% = 8 600€
En 2026 : Prélèvements sociaux à 18,6% = 9 300€

Hausse de 700€

Exemple : 10 000€ de loyers nets
Avant 2026 : Prélèvements sociaux à 17,2% = 1 720€
En 2026 : Prélèvements sociaux à 18,6% = 1 860€

Hausse de 140€

Exemple : Rendement brut de 5%
Avant 2026 : Rendement net = 3,5%
En 2026 : Rendement net = 3,43%

Baisse de 0,07pt, qui peut sembler faible mais devient significative sur des montants élevés ou sur plusieurs années.

Tableau comparatif global

Tableau d'illustration de l'impact de la hausse de la CSG en 2026

Conséquences pratiques pour les associés

La hausse de la CSG sur les revenus du capital ne touche pas tous les profils de la même manière. Certains associés verront leur fiscalité augmenter de façon notable, tandis que d’autres seront relativement épargnés. Comprendre ces différences est essentiel pour anticiper et adapter sa stratégie.

Qui est le plus touché ?

Les associés minoritaires (SARL, SAS/SASU) : leurs dividendes sont intégralement soumis aux prélèvements sociaux. La hausse de 1,4 point se traduit par une charge supplémentaire significative.

Les investisseurs en SCI à l’IR : Les revenus fonciers sont directement impactés, ce qui réduit le rendement net des loyers.

Les détenteurs de placements financiers (assurance-vie, PEA, PEL, comptes-titres) : Même si l’impact semble faible en pourcentage, il s’accumule sur le long terme et peut réduire la performance globale des investissements.

En résumé, ceux qui dépendent fortement des revenus du capital sont les plus exposés à cette hausse.

Qui est moins impacté ?

Les gérants majoritaires de SARL (TNS) : La majorité de leurs dividendes est soumise aux cotisations sociales URSSAF, qui ne sont pas concernées par la hausse de la CSG.

Seule une petite fraction (moins de 10% des capitaux propres) subit l’augmentation. Leur charge supplémentaire reste marginale par rapport aux autres profils.

Stratégies possibles pour limiter l’impact

Face à cette évolution, plusieurs pistes peuvent être envisagées : 

Arbitrer entre rémunération et dividendes : Dans certains cas, privilégier une rémunération classique plutôt que des dividendes peut réduire la charge fiscale globale.

Anticiper la fiscalité des plus-values : Planifier la cession de parts sociales avant l’entrée en vigueur de la hausse peut permettre d’économiser plusieurs centaines d’euros.

Optimiser les placements financiers : Diversifier ses investissements ou privilégier des enveloppes fiscales plus avantageuses (comme le PEA) peut limiter la baisse du rendement net.

Se faire accompagner par un expert-comptable : Chaque situation est unique. Un professionnel peut aider à définir la meilleure stratégie selon le statut de l’associé et la nature de ses revenus.

Conclusion

La hausse de la CSG, votée par l’Assemblée Nationale dans le cadre du PLFSS 2026, marque une étape importante dans l’évolution de la fiscalité française. Même si son application définitive reste suspendue aux débats parlementaires, la tendance est claire : les associés et investisseurs doivent se préparer à une augmentation progressive des prélèvements sociaux. 

En pratique, cette réforme touche tous les revenus du capital : Dividendes, intérêts de compte courant, plus-values de cession, revenus fonciers et placements financiers. Les associés minoritaires et les investisseurs en SCI ou en produits financiers seront les plus impactés, tandis que les gérants majoritaires de SARL verront une hausse plus limitée.

Face à cette évolution, la vigilance est de mise. Les associés doivent réfléchir à leur stratégie :

  • Arbitrer entre rémunération et dividendes pour limiter la charge fiscale
  • Anticiper la fiscalité des plus-values en planifiant les cessions
  • Optimiser les placements financiers pour préserver le rendement net

Chez Bloomea, experts-comptables lyonnais, nous accompagnons les dirigeants et associés dans l’optimisation de leur fiscalité et la préparation de ces évolutions. Contactez-nous dès aujourd’hui pour définir ensemble la meilleure stratégie de rémunération et de gestion de vos dividendes.

Nous suivre sur les réseaux

Logo Bloomea Experts Comptables
Logo Instagram

@bloomea_experts

Logo LinkedIn

@BLOOMEA

Logo YouTube

@esensia3387